A.S.N.O.M

Association reconnue d'utilité publique
par décret du 19 décembre 1933


Insigne de l'ASNOM

L'Association Amicale Santé Navale et d'Outre Mer (ASNOM) regroupe des anciens médecins et pharmaciens qui ont effectué leurs études universitaires pour la plupart à l'Ecole de Santé Navale de Bordeaux, appelée plus simplement Santé Navale, et pour certains coloniaux dans la section coloniale de l'Ecole de Santé Militaire de Lyon, et à l'Ecole de Santé des Armées de Lyon Bron.

Secondairement, ils ont effectué leur stage d'application à Toulon pour ceux ayant opté pour la marine, à Marseille pour ceux ayant choisi de servir dans les Troupes Coloniales, ou à Versailles pour ceux désirant faire carrière dans l'Armée de l'Air.

Le Service de Santé de la Marine a été le premier créé. Il s'individualise au 17ème siècle avec Richelieu, à partir de 1640. Mais il faut attendre l'Ordonnance de Colbert de 1681 et surtout l'Ordonnance de Seignelay de 1689 pour voir la véritable création d'un service de santé navale.

Le Corps de Santé Colonial est directement issu du Service de Santé de la Marine. En 1890, est créé le Corps de Santé des Colonies et des Pays de Protectorat qui devient, en 1903, le Service de Santé des Troupes Coloniales. Il a, alors, la double tâche d'assurer la santé des troupes coloniales et d'exercer la totalité des compétences de santé publique dans les pays de l'Empire (Maghreb excepté). Le but essentiel de ce site est de faire mieux connaître les réalisations de ces médecins et pharmaciens qui ont réalisé cette œuvre humanitaire de 1890 à 1968.


Le Service de Santé de l'Armée de l'Air s'individualise beaucoup plus tardivement, entre les deux guerres. Sa spécificité civile et militaire est reconnue à partir de 1934. Il est officiellement créé le 30 septembre 1940.



LES BUTS DE L’ASSOCIATION

Ces buts sont exprimés dans les statuts de l'association :

- Entretenir les liens d'amitié et la parenté de pensée créés par les cinq (puis sept) années d'internat dans les écoles militaires de Bordeaux et de Lyon et par la fréquentation des facultés de médecine et de pharmacie de ces villes mais aussi par les souvenirs bien vivants des mêmes affectations outre-mer, ou sur mer ou en opérations extérieures.

- Apporter à ses adhérents et à leurs familles, dans toutes les circonstances de leur existence, toute l'aide professionnelle, matérielle et morale possible.

- Affirmer et entretenir la mémoire de l'oeuvre accomplie sur mer ou sur terre par les Anciens des services de santé, en particulier dans nos colonies, oeuvre généralement méconnue, alors que les colonies sont devenues des États indépendants.

- Maintenir et renforcer la mémoire de l'Ecole du Service de santé des Armées de Bordeaux par une présence régulière aux cérémonies mémorielles telles qu'elles sont précisées dans les nouveaux statuts en cours d'agrément et par une remise de prix aux élèves les plus méritants.



LA VIE DE L’ASSOCIATION

L'association est administrée par un conseil composé de 24 membres élus en assemblée générale. Il choisit, parmi ses membres, un bureau national où sont représentés les différents corps de santé marine, ex-troupes coloniales, armée de l'air.

L'association compte dix sections dont une en Nouvelle Calédonie. Sont admis dans l 'association, les anciens élèves des Ecoles du Service de Santé des Armées de Bordeaux et de Lyon, de l'Ecole de Santé de Lyon Bron, les officiers servant ou ayant servi dans le Service de Santé des Armées, certaines personnes morales ou physiques après agrément du Conseil d'administration. Ils peuvent être rattachés à la section de leur choix selon leur demande.

Chaque section élit, à l'occasion d'une assemblée annuelle, un bureau régional qui a la charge d'organiser au mois deux réunions annuelles de nature touristique ou culturelle qui permettent de resserrer les liens d'amitié entre les membres, d'évoquer les souvenirs communs et surtout de faciliter la rencontre de camarades d'âges différents.

Les adhérents sont redevables d'une cotisation annuelle qui permet de porter secours aux familles en difficulté, d'effectuer des dons à certains organismes ou de remettre des prix. Par ailleurs, les fonds ainsi recueillis, associés aux dons consentis par les Anciens servent également à l'édition d'une revue appelée "le Bulletin de l'ASNOM".


Les locaux de l'association à Paris

Une assemblée générale se réunit chaque année, successivement dans chaque section régionale. Elle statue sur l'orientation des activités de l'association : action sociale, défense de la mémoire de l'oeuvre des anciens, bulletin de liaison, avis sur la revue.

L'association est régulièrement représentée aux cérémonies mémorielles de l'Ecole de Santé de Lyon Bron, aux cérémonies de ravivage de la flamme à l'Arc de Triomphe et à de nombreuses manifestations civiles et militaires.



LE BULLETIN DE L'ASNOM

L'ASNOM édite une revue semestrielle, appelée le bulletin de l'ASNOM, dont le premier numéro est paru en 1920. Plusieurs interruptions ont eu lieu, en particulier pendant le deuxième conflit mondial.

Cette revue est le miroir du dynamisme de l'Amicale, reflétant ses différentes activités, rapportant le compte-rendu des réunions organisées dans le cadre des sections, ainsi que celui des conseils d'administration et de l'assemblée générale.

Une large partie, consacrée aux sections régionales, métropolitaines et d'outre-mer, s'attache à traduire au mieux la vie associative.

Ce bulletin informe les anciens de la vie des jeunes élèves des écoles de santé militaires et de leur carrière. Il se veut également le reflet de la vie des anciens encore en activité ou retraités.
Une autre partie rapporte des articles originaux, rédigés par les membres de l'Amicale.

Dans l'esprit de sa vocation, le bulletin veut être un moyen de liaison et de communication entre tous les membres. Il permet de renforcer la connaissance de notre patrimoine par l'apport de chacun et d'assurer le devoir de mémoire. Enfin, il rend compte de l'évolution du fichier des adhérents.

Accéder aux articles du Bulletin de l'ASNOM.




L'HISTORIQUE DE L'ASSOCIATION

Créée à Bordeaux en 1911, "l'Association amicale des anciens élèves de l'école principale du service de santé de la marine et des colonies" comporte d'emblée des filiales à Paris, Rochefort, Dakar, Tien-Tsin, Beyrouth et Tananarive.

En 1932, l'Amicale établit son siège à Paris et prend le nom "d'Amicale santé navale et coloniale". Le bureau de 1939 était ainsi constitué, (voir photo ci-contre), de :
Petit de la Villeon Emmanuel, promo 1896, marin, président, au centre
Le Gorgeu Victor, promo 1900, colo, vice-président, en haut à gauche
Merleaux-Ponty, promo 1891, marin, vice-président, en haut à droite
Jauneau Maurice, promo 1899, colo, secrétaire, au milieu à gauche
Letrosne Paul, promo 1890, marin, trésorier, au milieu à droite
Mollandin de Boissy Henri, promo 1917, colo, secrétaire-adjoint, en bas à gauche
Muel, pharmacien colo, trésorier-adjoint, en bas à droite.

En 1960, avec le changement de nom des troupes coloniales et leur remplacement par les troupes de marine, l'amicale adapte son intitulé : "Amicale santé navale et troupes de marine".

Les statuts, modifiés le 16 avril 1985, puis en 2013, lui donnent l'intitulé actuel : "Amicale Santé Navale et Outre-Mer" (ASNOM).

Cette association regroupe les anciens élèves de l'École de santé navale et coloniale de Bordeaux et de la section coloniale de l'École de santé militaire de Lyon, et de l'Ecole de Santé de Lyon Bron, ainsi que les médecins et pharmaciens d'autres provenances ayant appartenu au Corps de santé colonial.


Le bureau de l'association élu le 16 avril 1939

Avant la création du Corps de santé colonial, le service de santé de la marine, bien structuré depuis le XVIII° siècle, assure les soins à terre des soldats, des missionnaires, des commerçants et des employés autochtones.

Cependant, les chirurgiens navigants et les apothicaires qui accompagnent les premiers Européens dans leur découverte du monde ne disposent que de données empiriques et de leur sens de l'observation pour affronter cette redoutable pathologie tropicale. A la fin du XIX° siècle, les progrès techniques et la révolution pasteurienne permettent une approche scientifique efficace de ces maladies.

A cette même époque, les empires coloniaux semblent stabilisés et une structure médicale devient nécessaire. Le service de santé de la marine ne suffit plus et, après un essai de service de santé civil, un "service de santé des colonies et pays de protectorat" est créé en 1890.


Insigne SSTC

Ce service est assuré par un Corps de médecins et pharmaciens militaires formés à l'École de santé navale et coloniale qui ouvre ses portes à Bordeaux, la même année. Il devient le Corps de santé des troupes coloniales en 1903. L'Institut de Médecine tropicale du Pharo, créé en 1905, est le creuset commun à tous ceux qui sont venus y puiser la formation pratique et l'esprit du médecin et du pharmacien colonial.

En fait, de 1890 à 1968, la France a confié la charge de la santé publique dans son empire colonial au service de santé des troupes coloniales, corps militaire à vocation civile dominante, fait assez remarquable qui, à l'usage, se révélera bénéfique.

Les élèves de l'École de santé navale ayant opté pour la marine font leur stage de spécialisation à l'école d'application du service de santé de la marine à Toulon.

A partir de 1941, l'École de santé navale et coloniale forme aussi une partie des médecins et pharmaciens de l'armée de l'air, nouvellement créée. Leur spécialisation se fait à l'école d'application du service de santé de l'armée de l'air à Versailles.

Ainsi s'explique l'inégale répartition des membres de l'association.

Au 31 décembre 2010, elle comptait 1526 membres, dont TDM ex-coloniaux : 64,1 %, Marins :28,6%, Terre : 3%, Aviateurs : 2,1%, Aspirants : 2,1%.


Répartition des membres de l'association


Page publiée le 26/02/2016.