Présentée par

l'Association Amicale Santé Navale et d'Outre-Mer


LA PESTE :

LA MALADIE DU SOMMEIL :

La victoire sur la peste est réalisée en trois étapes par des chercheurs appartenant au Corps de santé colonial :

Yersin isole le microbe, Simond identifie le vecteur, Girard et Robic mettent au point le premier vaccin efficace.

Cette maladie, toujours mortelle en l’absence de traitement, ravage l’Afrique intertropicale.

En 1916, Jamot met en place une méthode de prophylaxie d’une remarquable efficacité que le Corps de santé colonial applique pendant un demi-siècle. En 1968, cette maladie ne persistait que dans de rares foyers isolés.

LA LÈPRE :

LES VACCINS :

Le Corps de santé colonial est confronté à cette maladie dans toutes les colonies, surtout en Afrique noire, lieu majeur d’endémie. Marchoux, dès 1923, plaide l’humanisation des léproseries.

Avec un Institut de recherche orienté vers cette maladie, le Corps de santé colonial met en place des campagnes de distribution gratuite et contrôlée de médicaments efficaces. Son rôle dans l’élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique est considérable. De leur côté, les chirurgiens inventent une chirurgie de la lèpre, directe du nerf lépreux, palliative de certaines impotences graves.

Le Corps de santé a eu un rôle éminent dans la découverte de sérums et de vaccins encore utilisés de nos jours.

Les instituts Pasteur d'outre-mer sont devenus de grands centres de recherche et de production de vaccins permettant le traitement préventif de la variole, de la rage, de la fièvre jaune, de la tuberculose (le BCG, Bacille de Calmette et Guérin), etc...

LA FORMATION :

LES INFRASTRUCTURES DE SANTÉ :

Sur tous les continents pendant presque un siècle, le Corps de santé colonial a formé des auxiliaires autochtones de niveaux de plus en plus élevés.

Les équipes médicales ainsi constituées ont joué un rôle essentiel avant et après les indépendances nationales.

Les besoins des populations autochtones et le progrès médical nécessitent la création d’hôpitaux, de dispensaires, de maternités, etc...

En quelques décennies est réalisé un véritable maillage sanitaire. Chaque ville importante est dotée d’un grand hôpital. Certains de ces établissements acquièrent une réputation internationale.

LES NIVEAUX DE SANTÉ :

L'ETHNOPSYCHIATRIE :

De 1890 à 1968, l'amélioration des niveaux de vie et de santé dans les territoires constituant le domaine colonial français est remarquable : régression ou disparition de grandes endémies, bond démographique et progression de tous les indicateurs globaux de santé.

Dans la deuxième moitié du vingtième siècle, les conceptions changent avec la prise en compte de la culture traditionnelle dans les expressions comportementales.

Collomb, à Dakar est l’un des fondateurs de l’ethnopsychiatrie qui prend en compte les cultures traditionnelles dans l’expression et le traitement des troubles psychiatriques.

Avec intelligence et modestie, il approche les guérisseurs africains et construit une doctrine qu’il met en application dans ses méthodes thérapeutiques et dans sa conception de l’assistance psychiatrique.


Tous ces résultats ont été obtenus malgré la modestie des moyens engagés. Au total quelques milliers de médecins, quelques centaines de pharmaciens et de sous-officiers infirmiers, quelques dizaines d’officiers d’administration…, des budgets alloués avec parcimonie !

Des critiques ont été émises et le sont encore aujourd’hui, tant il est facile d’imaginer qu’on pouvait faire mieux. Plus nombreux et plus réalistes sont les hommages rendus à ces résultats par les autorités des pays bénéficiaires et par des experts étrangers. En 1960, le passage du relais aux états indépendants s'est fait sans heurts majeurs.

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LE DOMAINE COLONIAL FRANÇAIS EN 1939




 

Page publiée le 26/02/2016.