L'AFRIQUE DE L'EST ET L'OCÉAN INDIEN

Côte Française des Somalis, Madagascar, La Réunion et les Comores.

Terres australes et antarctiques (pour mémoire).





LA CÔTE FRANÇAISE DES SOMALIS (puis Territoire français des Afars et des Issas; puis République de Djibouti)

Rappel historique entre 1890 et 1970.

La France achète en 1862 le territoire d’Obock au sultan local mais ne l’occupe qu’en 1884. En concurrence avec les Italiens et les Anglais, elle constitue, en 1898, la colonie de la Côte française des Somalis avec pour capitale Djibouti, port d’escale pour l’Indochine et port débouché pour l’Éthiopie (la voie ferrée Djibouti-Addis-Abeba est terminée en 1917).

En 1946, la colonie devient territoire d’outre-mer. Les Somaliens deviennent citoyens français, représentés aux assemblées métropolitaines. En 1956, la loi-cadre institue un conseil des ministres auprès du gouverneur général. Mais, avec la liberté retrouvée, les oppositions ethniques entre Afars et Issas deviennent aiguës en même temps que le désir d’indépendance. Un référendum, en 1967, confirme l’appartenance du territoire à l’ensemble français. Il devient "Territoire français des Afars et des Issas". Un nouveau référendum en 1977 aboutit à l’indépendance d’un nouvel État, la République de Djibouti.





MADAGASCAR

Rappel historique entre 1890 et 1970.

Grand comme la France, le royaume de Madagascar conclut un traité de protectorat avec la France en 1885 et le rompt en 1894. Une expédition militaire est organisée. Les troupes débarquent à Mahajunga et n’atteignent Tananarive que huit mois plus tard, ayant perdu 40 % de l’effectif, (20 000 hommes) le long de la piste par maladie ou épuisement. L’impréparation était manifeste. La reine Ranavalona lll accepte un nouveau traité de protectorat.

En 1896, l’annexion est réalisée. Gallieni, secondé un temps par Lyautey, est le premier gouverneur. Il pacifie en réprimant quelques soulèvements et organise en créant des subdivisions, en s’appuyant sur des cadres malgaches, en décrétant une assistance médicale gratuite et en ouvrant des écoles pour instituteurs, médecins, sage-femmes…

Routes et lignes de chemin de fer sont ouvertes. Les ports sont aménagés. Agriculture et élevage permettent d’exporter. L’administration encourage les petites exploitations agricoles malgaches.

Mais les aspirations à l’indépendance, à la reconnaissance d’une culture malgache se font de plus en plus pressantes à partir de 1918 mais restent en veilleuse pendant le Deuxième Conflit mondial. D’ailleurs l’administration française opte pour le régime de Vichy et il faudra le débarquement de troupes anglaises et sud-africaines pour que l’île revienne à la France Libre.

La Conférence de Brazzaville en 1944 suscite de grands espoirs chez les nationalistes. La déception qui suit est à l’origine du soulèvement populaire de 1947 qui est réprimé sévèrement. Dès lors, les événements conduisant à l’indépendance vont s’enchaîner.

En 1951, une assemblée territoriale élue au suffrage universel est organisée sur la base d’un double collège. Un Grand Conseil assiste le haut-commissaire.

La loi-cadre de 1956 dote le territoire d’un conseil de gouvernement présidé par le gouverneur de la colonie et dont les ministres sont nommés par l’assemblée territoriale élue au suffrage universel avec un collège unique. En 1958, l’adhésion à la Communauté française est approuvée . En 1960, Madagascar accède à l’indépendance et est admis dans l’Organisation des Nations unies.




LA RÉUNION

Rappel historique entre 1890 et 1970.

L’île de la Réunion, déserte à l’arrivée des Français, au milieu du XVII° siècle, a porté le nom d’île Bourbon jusqu’en 1848. Le peuplement s’est fait à partir de colons blancs et d’une main d’oeuvre importée d’Afrique, d’Inde et de Chine.

En 1946, La Réunion devient un département français dont le chef-lieu est Saint Denis.




LES COMORES

Rappel historique entre 1890 et 1970.

Cet archipel de l’océan Indien est composé de quatre îles : la Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte. Les Français y sont présents depuis 1843.

Un accord intervient entre grandes puissances en 1890 rattachant ces îles à la France. En 1908, elles sont rattachées juridiquement à Madagascar. Le lien culturel de l’ensemble est l’Islam sunnite.

En 1946, ces îles sont détachées de Madagascar et représentées au parlement français. Une assemblée territoriale existe depuis 1952. Un régime d’autonomie interne est institué en 1961, élargi en 1968.

L’indépendance est proclamée en 1975. Mayotte l’ayant refusée, reste dans la République française, avec le statut particulier de collectivité territoriale.




LES TERRES AUSTRALES (pour mémoire)

Les Terres australes et antarctiques françaises (T.A.A.F.) réunissent les îles Kerguelen, la Terre Adélie, l’archipel Crozet, Saint-Paul et Amsterdam. Leurs seuls habitants sont la centaine de scientifiques de la station permanente des sciences de la terre et de l’atmosphère, dite Dome C. Des traités internationaux les ont placées sous un régime de démilitarisation.

Page publiée le 26/02/2016.