L'OCÉAN PACIFIQUE

Nouvelle-Calédonie,
Polynésie française,
Wallis et Futuna,
Condominium franco-anglais des Nouvelles Hébrides.





LA NOUVELLE-CALÉDONIE

Rappel historique entre 1890 et 1970.

A côté d’une faible population d’origine européenne (5 700 colons en 1877), les autorités françaises décident d’en faire un bagne pour les droits communs (les transportés) et après la Commune de 1872 pour les politiques (les déportés). Un grand nombre y fait souche.

La fin du siècle voit la découverte des mines de nickel et leur exploitation entraînant un peuplement urbain et industriel. C’est une colonie sans colons agriculteurs jusqu’en 1895, année où le café est introduit. Le gouverneur Feillet favorise l’immigration libre en attribuant des terres. Plusieurs centaines d’exploitations agricoles sont alors créées.

Premier territoire à se rallier à la France Libre, le 20 juin 1940, il sert de base arrière aux forces américaines et un million de soldats y transitent entre 1942 et 1945.

Depuis le 4 mars 1946 la Nouvelle-Calédonie est devenue territoire d’outre-mer ou TOM.

 




LES ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS D’OCÉANIE (EFO) (actuelle Polynésie Française)

Rappel historique entre 1890 et 1970.

Les EFO comprennent les îles Marquises (12 îles), les îles-du-Vent (5 îles) dont la plus importante est Tahiti qui avait demandé son rattachement à la France en 1880, de même que les îles Australes (4 îles), les îles Tuamotu (80 îles et atolls), les îles Gambier (4 îles) en 1881, Wallis et Futuna en 1887, les îles Sous-le-Vent (9 îles) en 1898, les habitants acquérant la nationalité française.

Ralliées massivement à la France Libre, le gouverneur nommé par De Gaulle est E. de Curton*, médecin du Corps de santé colonial. L’ensemble de ces îles est dénommé, en 1946, Polynésie française. Après la loi-cadre d’autonomie interne de 1957, le référendum constitutionnel fondant la cinquième République recueille 65 % de "oui" et en 1958, la Polynésie française devient territoire d’outre-mer.

Les 118 îles et atolls qui le constituent occupent une surface de 4 000 kilomètres carrés dans un espace maritime de 5 500 000 Km2.

L’économie de l’île principale (le quart des terres émergées), Tahiti, fondée au départ sur l’agriculture (coprah, vanille) et la pêche a été transformée par l’exploitation de phosphates (1911), le tourisme (après la création en 1961 de l’aéroport de Faaa), et, à partir de 1963, l’activité du centre d’expérimentation du Pacifique, coordonnateur des expériences nucléaires françaises.





WALLIS et FUTUNA

Rappel historique entre 1890 et 1970.


Situées entre les Samoa et les Fidji, à 2 000 kilomètres à l’est de Nouméa et à 3 000 kilomètres à l’ouest de Tahiti, Wallis et Futuna, à 230 kilomètres l’une de l’autre, constituent deux archipels de 274 kilomètres carrés.

Le rattachement à la France a été réalisé en 1887. Bases arrière de l’armée américaine du Pacifique en 1945, ces îles ont demandé et obtenu en 1961 de devenir territoire d’outre-mer de la France. Leur administration relève d’un conseil territorial composé d’un représentant de la France et des rois locaux.

Une assemblée territoriale élue joue le rôle d’un conseil général.




LE CONDOMINIUM DES NOUVELLES-HÉBRIDES (Actuel Vanuatu)

Rappel historique entre 1890 et 1970.

Ce compromis de gestion administrative d’un même territoire par deux États qui le convoitent est d’application difficile. Deux commissaires résidents exercent leur autorité sur leurs propres résidents.

La France et l’Angleterre, par une convention de 1906, ont choisi cette formule pour les Nouvelles- Hébrides.

En 1980, l’indépendance est proclamée dans ces territoires qui prennent le nom d’archipel de Vanuatu.


Page publiée le 26/02/2016.