PROJETS DE PRÉVENTION DES RISQUES
PROJETS D’AMELIORATION DE L’ACCESSIBILITE AUX SOINS et DE FORMATION
- Togo
- Burkina Faso
- Côte d’Ivoire Croix Rouge de Bondoukou
- Côte d’Ivoire -CAPH-CI
- Togo-ESET
- Madagascar-FANARENANA
- Madagascar-HAZOMANY
En 2026, grâce à la subvention de l’ASNOM et aux dons reçus, le Fonds Solidarité Santé Navale soutient onze projets humanitaires en santé sélectionnés par son comité scientifique. Tous les projets financés ont été mis en œuvre. Chaque projet fait le point sur son état d’avancement en septembre 2026.
PROJETS DE PREVENTION DES RISQUES
- 1 GUINEE-Consortium associatif
ASSITEB-BIORIF/AGUITEB/OJAD
Fabrication et distribution aux familles défavorisées de foyers améliorés de cuisson pour lutter contre les risques ménagers toxiques
Ce projet est porté par un regroupement d’associations, dont 2 sont guinéennes, Association Guinéenne des Technologistes Biomédicaux AGUITEB et Organisation des Jeunes et Amis pour le Développement Durable. L’OJAD et une est une association internationale, Association Internationale des Technologistes Biomédicaux, ASSITEB-BIORIF.
Ce projet, qui se déroule à Dabola en Guinée, a pour objectif d’améliorer la santé des femmes et enfants, en dotant 300 familles défavorisées de foyers de cuisson améliorés fabriqués localement. L’utilisation de ces foyers permet une cuisson plus rapide, une consommation moindre de bois et surtout une diminution de l’émission de gaz toxiques dans l’espace domestique. Par ailleurs, le temps gagné (moins de bois à collecter et cuissons plus rapides) devrait favoriser pour les femmes le développement d’activités génératrices de revenus, voire si possible la scolarisation des filles.
A noter que ce projet a été bien reçu par les autorités administratives et sanitaires qui s’engagent à aider à sa pérennisation.
En septembre, les quatre activités principales du projet ont été réalisées :
1- Fabrication des 300 foyers améliorés de cuisson (FAC) par des artisans locaux de Dabola (potiers et forgerons) en tôlerie avec un insert en poterie (potiers locaux). La livraison des 300 FAC est terminée en avril.
2- En avril a eu lieu la formation de 11 jeunes de l’association OJAD dont la mission sera d’assurer les formations des femmes bénéficiaires à l’usage optimal des FAC et l’animation de réunions.
3- Organisation de réunions pour la formation-distribution des 300 FAC aux 300 femmes volontaires, sélectionnées pour recevoir les FAC. Ces réunions ont servi à expliquer l’intérêt de ces FAC, les effets attendus sur la santé de la famille via un air intérieur plus sain : moins de gaz toxiques produits lors des cuissons et moins de temps d’exposition par des cuissons plus rapides. Et enfin apprendre à utiliser correctement ces FAC.
4- Le suivi-accompagnement de ces femmes est en cours, par l’organisation de 4 réunions-causeries sur 9 mois, pour l’utilisation optimale des FAC.
Le projet a ciblé des populations villageoises trop pauvres pour acheter bois ou charbon de bois, qui ramassent le bois en « forêt » (7000 ménages répertoriés dans la région).
Les probables bénéficiaires à venir devraient être nombreux dans la région : le modèle de FAC sélectionné correspond aux attentes des ménages ; une coopérative est prévue pour gérer les FAC fabriqués ultérieurement.
Contact : Coordinatrice du projet Dr Claire FABIN assiteb-biorif@orange.fr
- 2 TOGO-AFECIAT : MI HONAMI, Sauvez-nous, acte 3. Campagne d’éducation en santé par la projection du film ADJI, tourné au Bénin et traduit en langues togolaises.
L’Association des Femmes du Cinéma et de l’Audiovisuel au Togo (AFECIAT) a monté un projet de sensibilisation santé grand public par le moyen du cinéma. L’objectif est d’adapter le court-métrage de sensibilisation « Adji », tourné au Bénin et financé par le FSSN, dont les droits de projection ont été cédés gracieusement à l’AFECIAT. Ce film est utilisé depuis 3 ans au Bénin pour communiquer sur le thème des risques liés à la grossesse et l’accouchement et la nécessité d’un suivi médical régulier.
En septembre où en est le projet ?
- En janvier-février : adaptation technique linguistique du film, renommé Mi Honami en langue togolaise. Le film a été doublé et sonorisé en Ewé et Kabyé, les deux langues nationales les plus parlées au Togo. Cette approche garantit une compréhension totale des messages santé par les parents analphabètes.
- Campagnes de sensibilisation santé : de février à juin. Organisation de 6 déplacements dans des localités rurales avec dans chaque lieu :
- Un atelier médical de journée, organisé en plein cœur des marchés sous l’arbre à palabre et animé par un binôme d’infirmiers sure les thèmes de la prévention, paludisme, diarrhées, malnutrition, vaccinations, surveillance prénatale et nourrissons.
- Une projection débat en soirée du film Mi Honami en plein air
Les lieux visités ont été :
– 1-HEDZEGAN (Région Maritime) : validation technique, résultat forte mobilisation des mères de famille.
– 2- N’TIFAFA (Plateaux) : compréhension immédiate du scénario, engagement solennel et public des parents à abandonner les décoctions traditionnelles.
– 3- TSAME (Plateaux) : libération de la parole autour des tabous de la grossesse, revalorisation du carnet de santé modernisé.
– 4- ATCHANGBADE (Région de la Kara) : sensibilisation de masse au cœur du marché, crédibilité multipliée par le fort appui institutionnel, engagement ferme des commerçantes à relayer les messages sanitaires auprès de leurs clientes.
– 5- KETAO (Kara) : forte présence et implication des pères de famille lors du forum nocturne, un facteur clé pour l’accompagnement financier des soins.
– 6- AKOUMAPE (Région maritime) : succès populaire total, les leaders communautaires se sont portés volontaires pour agir en "acteurs du changement" post projet.
Les moments forts de ces évènements ont été documentés par photos et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux très suivis en Afrique, notamment Facebook et Tik Tok, par les jeunes. Cette étape numérique prolonge et amplifie la diffusion des messages santé.
Affiches du film Mi Honami
Contact : Lelly Kossa ANITE-GBOUHI, présidente AFECIAT, afeciat@gmail.com
- 3 MADAGASCAR-AVOTRA : Construction d’un bloc sanitaire adapté dans un centre éducatif pour enfants handicapés mentaux à Mangarivotra (Mahajanga).
Le Centre d’Accueil des Enfants Handicapés Mentaux « AVOTRA » de Mangarivotra a proposé un projet d’amélioration des conditions sanitaires et d’hygiène pour les enfants handicapés accueillis dans ce centre, qui ne disposait que de latrines à fosse perdue, sans structure de lavage des mains, ni sécurisation des accès, rendant leur utilisation impossible pour certains enfants.
Le projet consiste à construire un bloc sanitaire à deux box « garçons » et « filles », qui respecte les normes exigées pour les personnes handicapées. Chaque compartiment est composé d’un accès équipé de barres de soutien murales avec rampe d’accès pour personnes handicapées, d’une toilette équipée pour enfant, d’un urinoir pour les garçons, d’un lave-main et d’une douche. Les objectifs généraux du projet sont de faciliter l’accès des enfants du Centre AVOTRA à une infrastructure sanitaire respectant les normes exigées pour les personnes handicapées afin d’éviter les accidents et les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains.
En septembre où en sont les travaux prévus dans ce projet ?
Les travaux effectués concernent le terrassement du petit bâtiment et de l’assainissement, la construction du bâtiment, de sa charpente et de sa couverture. La maçonnerie de finition (crépis) n’est pas encore terminée. La plomberie n’est réalisée que pour 30 % et il reste à réaliser les peintures de finition. Les travaux sont donc bien avancés malgré le passage du cyclone Fitia qui a ensablé la fosse et le puisard de drainage.
Bloc sanitaire terminé.
Contact : Ninah Ratsirarson, coordinatrice de projet, ninah2r@outlook.fr
- 4 BENIN-ATMP : WLINMI/SAUVEZ-NOUS, acte 3. Nouvelle campagne de sensibilisation aux bonnes pratiques en santé par la projection du film ADJI en milieu rural.
L’Association Théâtre Mayton Promo a réalisé en 2024 le court-métrage ADJI (19 mn) et organisé en 2025 une campagne de sensibilisation des populations à la nécessité d’un suivi médical de la grossesse et de l’accouchement.
En 2026, le projet « WLINMI, SAUVEZ-NOUS Acte 3 » est une campagne de sensibilisation utilisant le cinéma pour promouvoir l’éducation en santé. L’action centrale repose sur la projection itinérante du téléfilm ADJI doublé et adapté en trois langues locales du Bénin : Fon (Sud), Yoruba (Centre) et Dendi (Nord). Cette approche permet de surmonter la barrière de l’analphabétisme et d’informer efficacement sur les causes et la prévention de la mortalité maternelle, néonatale et infantile (paludisme, infections, malnutrition, hygiène) et sur l’absence de suivi pré et post-natal des femmes et des nourrissons.
En septembre, quel est le bilan de la campagne 2026 d’éducation sanitaire ?
Les projections-débats se sont déroulées en avril et mai : 6 séances ont eu lieu dans les villes de Zé, Ouedo, Hounli, Natitingou, Kpanroun et Parakou.
Retour des enquêtes de suivi et d’impact de la campagne menée en 025 2025 : 2 enquêteurs ont étudié les résultats de la campagne projections-débats 2025, avec les résultats suivants :
- 24 séances organisées ayant rassemblé 2300 personnes, 100 personnes par séance ± 20 ;
- Répartition moyenne par séance : femmes 55 %, hommes 30%, enfants 12%, agents de santé et relais communautaires 3% ;
- Réactions des participants : forte identification émotionnelle des mères, libération de la parole, témoignages publics de familles ayant perdu un enfant en périnatal, engagements de pères à accompagner leurs épouses aux consultations ;
- Questions souvent posées : coût des accouchements et des consultations en centre de santé, symptômes précoces de l’infection chez un nouveau-né, modalités d’évacuation d’urgence, croyances traditionnelles autour de l’accouchement, planification familiale.
Contacts : Tony Yambode +229 97 48 51 13 tony.yambode@yahoo.fret Fritzell Adjagodo adjagodofritzell@gmail.com
PROJETS D’AMELIORATION DE L’ACCESSIBILITE AUX SOINS et DE FORMATION
- 1 TOGO-Pouponnière Sainte-Claire : Sauvons les grossesses à risques ! Prise en charge intégrée ambulatoire des femmes enceintes vulnérables à Lomé Grand.
Le projet « Sauvons les Grossesses à Risque » est mis en œuvre par la Pouponnière Sainte-Claire à Lomé-Tokoin. Il concerne les femmes enceintes à risque de complications obstétricales et/ou vulnérables sur le plan social
Les actions prévues s’articulent autour d’une prise en charge intégrée par une équipe mobile associant sage-femmes, agent de santé communautaire et assistante sociale.
En septembre où en sommes-nous de ce projet ?
- Mise en place d’une stratégie de dépistage des femmes enceintes à risque et/ou vulnérables en s’appuyant sur les structures sanitaires préalablement informées et ayant désigné une sage-femme référente pour le projet. Les femmes sont ensuite vues par un binôme de l’équipe du projet (sage-femme + assistante sociale) et, après sélection, réalisation d’un plan de prise en charge personnalisé, incluant la prise en charge médicale, psychologique et sociale.
- Début des visites de surveillance à domicile par le trinôme sage-femme, agent de santé communautaire et assistante sociale au rythme de 1 visite par patiente et par semaine. Au cours de ces visites sont assurés le suivi médical et l’accompagnement psycho-social avec, dans certains cas, distribution de kits alimentaires pour les femmes à risque nutritionnel ou de lait pour les nourrissons en état nutritionnel précaire.
- Maintenance des équipements médicaux par un prestataire.
- Sensibilisation communautaire par distribution de flyers, organisation de causeries éducatives et d’émissions de radio.
- Un dispositif d’alerte et de transfert d’urgence fonctionnant 24h/24 est instauré afin de réduire les délais critiques de prise en charge. Ce système s’appuie sur une ligne téléphonique dédiée et des services d’ambulance pour référer rapidement les cas compliqués vers des structures adaptées.
- Le projet prévoit également le renforcement des capacités des sage-femmes et des relais communautaires à travers des formations sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, ainsi que sur la détection précoce des grossesses à risque et un module de détection de la vulnérabilité sociale. Ces formations ont eu lieu au cours des 2ème et 3ème trimestre.
- Mise en place d’une méthode de pérennisation et de capitalisation des bonnes pratiques du suivi des femmes enceintes et des nourrissons à domicile par la mise en place d’ateliers de restitution. Plaidoyer auprès de la Direction Régionale de la Santé pour permettre un ancrage institutionnel de cette méthode.
À travers ces actions coordonnées, le projet contribuera à réduire la mortalité maternelle et néonatale, à améliorer l’accès aux soins de qualité et à renforcer la résilience des femmes enceintes vulnérables et de leurs familles.
Contact : Soeur Julie Amour Agboli, Directrice Générale, poupobonjourbebe10@gmail.com
- 2 BURKINA FASO-ADN/CN : Appui au service de pédiatrie de l’hôpital de Kaya par la fourniture de matériels médicaux, la formation du personnel et une information communautaire.
Le projet « Réduction de la mortalité néonatale par approche intégrée au CHR de Kaya » est porté par l’Association pour le Développement Namalgbzanga du Centre-Nord (ADN/CN), en partenariat avec le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Kaya et la Direction régionale de la santé du Centre-Nord.
Il vise à contribuer à la réduction de la mortalité néonatale et infantile en renforçant l’efficacité de la prise en charge des urgences depuis le terrain des villages jusqu’à l’unité de soins intensifs pédiatriques du CHR de Kaya, qui accueille les cas les plus graves et ceci dans un contexte de croissance de la demande hospitalière en partie liée aux déplacements de populations.
En septembre où en sommes-nous de l’évolution du projet ?
- Une session de formation de 20 agents de santé s’est déroulée du 13 au 17 avril 2026 pour leur permettre d’acquérir les connaissances et les réflexes d’une gestion rapide et structurée des urgences par l’approche TETU (Tri-Evaluation et Traitement d’Urgence) adaptée aux nouveaux-nés et jeunes enfants.
- Actions de sensibilisation communautaire. Organisation de 112 causeries éducatives grand public, entre janvier et avril, permettant d’informer les familles sur les signes de gravité chez les nourrissons et la nécessité lorsqu’ils sont présents d’un recours précoce aux soins. Information de la gratuité des soins chez les enfants de moins de moins 5 ans.
- Acquisition de nouveaux équipements, concentrateur d’oxygène et glucomètres, pour le service de pédiatrie de Kaya.
Les bénéficiaires directs sont les agents de santé formés et les nouveaux-nés pris en charge dans l’unité de soins intensifs ; les bénéficiaires indirects sont les parents et accompagnants sensibilisés, et le service de pédiatrie qui travaille ainsi dans de meilleures conditions.
Contact : Ouadbda Maliki, Président de l’Association Namalgbzanga associationnamalgbzanga@gmail.com
- 3 COTE D’IVOIRE-Croix-Rouge de Bondoukou : Projet intégré de réduction de la mortalité maternelle et infantile dans le département de Bondoukou.
Le projet est porté par le Comité local de la Croix-Rouge à Bondoukou (Côte d’Ivoire) qui propose d’améliorer les conditions de travail et les compétences des personnels des centres de santé du fait des taux préoccupants de mortalité maternelle, néonatale et infantile. Les besoins sont liés à l’insuffisance des infrastructures de santé, au manque de personnel qualifié, à l’éloignement des centres de santé, à l’absence de systèmes de transport d’urgence, et à la faible sensibilisation des populations.
En septembre où en est le déroulement de ce projet ?
- Dès le mois de mars, a été réalisée une évaluation des compétences des 17 agents de santé de la zone, aboutissant à un rapport précis des besoins.
- Formation complémentaire de ces 17 agents de santé par l’organisation d’un atelier théorique et pratique sur les soins obstétricaux et des nouveaux-nés et la gestion des situations d’urgence.
Cette formation a été suivie d’une évaluation puis complétée pour 5 centres de santé par la dotation de kits d’urgence de première nécessité contenant : 1 tensiomètre manuel, 1 stéthoscope, 1 aspirateur manuel, gants, compresses stériles, fils de suture et perfuseurs.
Séance de travail à Sorobango Séance de travail à Pinda Boroko
Contact : Mr Kouassi Kouassi, Président du Comité local de la Croix-Rouge , clbkou1@gmail.com
- 4 COTE D’IVOIRE-CAPH-CI : Programme de formation et déploiement de personnes handicapées comme aides-santé communautaires.
Ce projet, porté par l’association de Coordination des Associations de Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI), a pour objectif de renforcer et de faciliter l’accès équitable aux soins de santé dans la commune d’Abobo, en s’appuyant sur l’engagement direct de personnes handicapées formées à la « pair-aidance » et comme agents de santé communautaires. Les objectifs sont donc l’amélioration globale de l’accès aux soins, et l’intégration dans le système de santé de personnes avec un handicap en les valorisant par le travail et la relation aux autres.
En septembre, où en est la réalisation de ce projet ?
- Mise en place des partenariats institutionnels nécessaires à la pérennisation de cette action : Direction Régionale de la Santé, Direction de la promotion de personnes handicapées, Organisations de personnes handicapées, Mairie, acteurs communautaires locaux.
- Sélection des bénéficiaires de la formation : 21 candidats sélectionnés, pour la plupart déjà engagés dans la vie locale, tous porteurs d’un handicap.
- Elaboration du programme de formation de ces futurs agents de santé communautaires inclusifs (ASCI) sous forme de 20 modules sur des thèmes aussi variés que santé communautaire, comprendre le handicap, protection et inclusion des personnes handicapées, communication (écoute active, empathie), santé mentale, addictions, premiers secours et gestion des urgences, accompagnement communautaire des personnes vulnérables.
- Fin juin, 12 modules sur les 20 prévus ont été réalisés. Les évaluations montrent une forte motivation des participants, une participation active et une bonne appropriation des contenus.
- Il reste à terminer la formation et à mettre en place ces nouveaux agents de santé dans leur action Communautaire.
Contact : Kone Yacouba, Président du Conseil d’Administration de CAPH-CI, caphci2011@gmail.com
- 5 TOGO-ESET : Projet de prise en charge médicale et familiale des enfants drépanocytaires dans la Région Maritime au Togo.
L’association Engagements-Santé et Éducation pour Tous (ESET) et ses partenaires ESET-TOGO et l’ONG Femme De Demain, en collaboration avec le Centre National de Référence et de Soins de la Drépanocytose (CNRSD) propose un projet d’accompagnement des enfants drépanocytaires à Sagbado, dans la commune du Golfe 7, région Maritime au Togo. L’objectif est d’améliorer la qualité de vie de ces enfants et de leurs familles en répondant à leurs besoins médicaux, économiques et sociaux.
En septembre quelles ont été les activités réalisées pour ce projet ?
- En janvier et février ont été réalisées les démarches institutionnelles auprès des autorités administratives sanitaires et de l’éducation permettant d’informer et d’obtenir l’appui de ces structures.
- Réalisation de supports de communication sur le projet pour expliquer l’intérêt du dépistage de la drépanocytose chez les enfants non connus porteurs.
- Campagne de sensibilisation de la population par des jeunes volontaires de l’association préalablement formés, complétée par une campagne digitale sur les réseaux sociaux.
- Campagne de dépistage au siège de l’association ESET-TOGO les 19-20 avril organisée techniquement par le personnel du Centre National de Référence CNRSD, avec l’aide du laboratoire recruté pour réaliser les tests de diagnostic : 258 enfants ont pu bénéficier d’un dépistage avec diagnostic de AC 21, AS 23, SC 15, SS 27.
- Réunions avec les parents des enfants récemment diagnostiqués pour apporter des informations sur la surveillance et la pris en charge de leurs enfants.
Mise à disposition de traitements : Pour les enfants testés positifs, des traitements seront fournis à l’avance afin d’éviter l’aggravation de leur état de santé et de réduire les hospitalisations. Ce traitement sera disponible uniquement sur prescription médicale et sera accessible dans la Maison Sitsoƒe, à l’espace relai drépanocytaire qui existe déjà. Une participation symbolique sera demandée aux familles afin d’assurer le renouvellement du stock de médicaments essentiels. De plus, l’infirmière de la Maison Sitsoƒe, spécialisée dans la drépanocytose, sera à l’écoute pour offrir un soutien moral aux familles et aux enfants, ainsi que des conseils liés à la nutrition.
Contact : Virginie Akofa Honkou, présidente de l’ESET, esetinternationale@gmail.com
- 6 MADAGASCAR-FANARENANA : Fandrasena : Bien-être et autonomie des mamans d’enfants en situation de handicap.
Le projet Fandresena est mis en œuvre par l’association Fanarenana à Antananarivo et s’adresse à 50 mères ayant un enfant en situation de handicap et vivant dans un contexte de grande précarité. Il s’agit donc d’un programme de soutien aux aidants, en l’occurrence les mères, par des actions visant à renforcer leur bien-être psychosocial, leur autonomie et leur inclusion sociale, par le moyen d’activités organisées en petits groupes, sur une période de 12 mois.
En septembre où en sommes-nous de la mise en œuvre de ce projet ?
Depuis début février, organisation d’une séance de danse collective par semaine avec un moniteur, destinée à la détente et à l’entrainement physique. Participation moyenne : 15 à 20 femmes. Forte motivation, mais difficultés à se libérer ou à se déplacer, concurrence avec leurs activités quotidiennes, en particulier leur travail pour les revenus familiaux et les soins de leurs enfants. Beaucoup profitent de ce jour pour confier leur enfant à la garde de l’association.
Organisation de groupes de parole sur le thème éducation et handicap. Participation : 29 personnes. Ces groupes ont permis aux mères d’exprimer leurs difficultés, de partager leurs expériences, d’échanger conseils et solutions pratiques, de renforcer des liens de solidarité.
Organisation d’une journée récréative en dehors d’Antananarivo très appréciée des participantes. Participation : 55 personnes.
Organisation d’une journée atelier cuisine visant à renforcer les compétence pratiques des mères pour l’alimentation familiale. Participation : 38 femmes. Attention particulière portée à utiliser des produits facilement disponibles sur les marchés locaux et à utiliser des ustensiles toujours présents dans tous les foyers.
Les activités sont animées par l’équipe de Fanarenana, avec l’appui ponctuel d’intervenants extérieurs spécialisés. Les supports pédagogiques sont simples, visuels et adaptés au niveau scolaire des participantes.
Contact : Edith Fidisa Ramamonjisoa, responsable exécutive, association.fanarenana@gmail.com
- 7 MADAGASCAR-HAZOMAMY : Projet de prévention et de prise en charge des maladies diarrhéiques par information et appui aux mères dans la commune d’Ilaka (Vatomandry).
L’association HAZOMAMY a mis en œuvre un projet de lutte contre les maladies diarrhéiques de l’enfant dans la commune rurale d’Ilaka Est, district de Vatomandry, région Atsinanana.
Le projet a pour objectif global d’améliorer la capacité de résilience des mères de famille face aux maladies diarrhéiques des enfants. Cet objectif sera atteint par le renforcement des capacités des agents communautaires de santé à communiquer aux mères des connaissances sur la prévention et la prise en charge précoce de leurs enfants par la technique de réhydratation orale (SRO). L’enseignement assuré par le Médecin de la CSB II d’Ilaka Est.
En parallèle à cette action santé, l’Association HAZOMAMY assure une formation des femmes en culture potagère qui leur permette de générer quelques revenus complémentaires.
En septembre où en sommes-nous de la réalisation de ce projet ?
- Dès janvier-février, ont été conçus divers outils de communication : 9 posters différents concernant la prévention des maladies diarrhéiques, le traitement de l’eau, l’utilisation de latrines, le lavage des mains, la conduite à tenir devant une diarrhée chez un nourrisson. D’autres part, des fiches techniques ont été réalisées sur la confection domestique des SRO, et la culture potagère des légumes.
- Dès février, formation à la communication de 14 agents communautaires de santé, et formation des 14 agents locaux Hazomamy aux enquêtes d’évaluation.
- Evaluation préalable des connaissances de 224 mères de famille en matière de maladies diarrhéiques.
- En mars-avril, 84 mères de familles ont été formées dans différents villages ; les autres le seront entre mai et novembre.
- Formation de 70 femmes (dans 7 des 14 villages concernés par le projet) à la culture potagère.
Toutes ces formations ont reçu un très bon accueil dans cette population rurale.
Contact : Louisa Rasoamampiononirina, hazomamy.esta@gmail.com