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Mari transve mare, hominibus semper prodesse

Site de l’Association Amicale Santé Navale et d’Outre Mer (ASNOM)

7 mai 1954-7 mai 2024, 70 ans après la bataille de Diên Biên Phu..
Article mis en ligne le 9 juin 2024
Localisation de Dien Bien Phu

Diên Biên Phu, au Tonkin, à quelques km de la frontière laotienne, à environ 500km de Hanoi est une cuvette entourée de collines où le Général Coigny décide en novembre 53, durant la Guerre d’Indochine, d’y installer un camp militaire formant verrou à l’avancée des troupes Viet minh et explique « que Castor est destiné à nous donner une base de manœuvre à la frontière du pays thaï et du Laos et d’enlever aux Viet Minh le centre de ravitaillement en riz le plus important de la Haute région ». [1]

Progressivement le camp retranché français se renforce en hommes et matériels pour arriver au nombre de 14 000 soldats servant sous les couleurs françaises. Pendant ce temps, le Général Giap amène aux abords immédiats de la cuvette jusqu’à 70 000 soldats, transportant les 7800 tonnes de matériels chinois dans la jungle accidentée par tous les moyens disponibles, y compris à l’aide de vélos.

13 mars 1954, c’est le début de l’attaque par les Viet Minh, la piste d’atterrissage est détruite rapidement, empêchant tout ravitaillement et renforts terrestres. Les collines fortifiées tombent les unes après les autres, Béatrice la 1ière, puis Gabrielle, Dominique, Eliane, Huguette et enfin Isabelle.

C’est un carnage pour les troupes françaises, les morts et les blessés s’accumulent, le Médecin Commandant Grauwin opère sans discontinuer dans les tranchées, de la boue à mi-mollets sous une tôle ondulée, maigre protection contre les bombardements. Les 18 médecins, infirmiers, convoyeuses de l’Air, dont la plus célèbre Geneviève de Gallard, ne disposent que de médicaments qui nous paraissent aujourd’hui dérisoires : phénergan, syncortil, coramine, adrénaline morphine, éther, pentothal, pénicilline, sérum anti-gangréneux, streptomycine, du sang réfrigéré, du plama sec du sérum physiologique et des obus d’oxygène. [2]

Le 7 mai, le Général de Castries reçoit l’ordre de cessez le feu. Sur instruction du Général Navarre, « il faut laisser le feu mourir de lui-même. Mais ne pas capituler. Ne pas lever le drapeau blanc ».

Au total 2293 soldats sont morts du côté français, 11721 sont faits prisonniers qui subiront un long calvaire de marches épuisantes dans la jungle suivies d’internement dans des camps de prisonniers aux conditions de vie particulièrement difficiles. Les pertes Viet Minh sont estimées à 23 000 hommes.

La bataille de Diên Biên Phu a donné lieu le 7 mai 2024 à une commémoration avec, pour la 1ière fois, la présence de membres du gouvernement français Mr Lecornu, ministre des Armées et de Mme Mirallès, secrétaire d’Etat chargée des Anciens combattants et de la Mémoire. [3]

A lire aussi les conclusions du Service de Santé et des Chirurgiens

Titre de l’Aurore




Les médecins de Dien Bien Phu par François -Marie Grimaldi

Les antennes médicales à Dien Bien Phu