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Site de l’Association Amicale Santé Navale et d’Outre Mer (ASNOM)

L’HISTORIQUE DU SERVICE DE SANTÉ DES TROUPES COLONIALES
Article mis en ligne le 12 janvier 2024
dernière modification le 15 février 2024

Le Service de Santé des Troupes Coloniales dit Corps de santé colonial n’a eu d’existence "légale" qu’entre 1903, date de sa création, trois ans après celle des troupes coloniales, et 1968, date où il est intégré au Service de santé des armées, après avoir changé de dénomination en 1958 (troupes d’outre-mer) et en 1961 (troupes de marine). Ces repères sont purement administratifs car, avant 1903, des précurseurs, médecins de la marine nationale, puis "des colonies et pays de protectorat", étaient déjà présents outre-mer et, longtemps après 1968, le service de santé des armées continue à y remplir de nombreuses missions.

Cette action n’est donc qu’une période dans l’histoire des échanges entre la France et l’outre-mer.

A partir de 1900, le domaine colonial français est constitué. Il s’y ajoutera, après la Première Guerre mondiale, en 1920, des "Territoires sous mandat", Togo et Cameroun en Afrique, Liban et Syrie au Moyen-Orient. Dans le domaine sanitaire, à l’exception du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie), placé sous la responsabilité du Service de Santé de l’Armée de terre, l’ensemble de l’outre-mer français dépend, en totalité, du Service de Santé des Troupes coloniales.

Dès le début de la période de colonisation, le Corps de santé affronte des pathologies entièrement nouvelles pour lesquelles les thérapeutiques adaptées n’existent pas.

Après des tentatives de recrutement de médecins civils, le Corps de santé colonial est créé et chargé de la conquête pacifique. Son organisation va d’abord se calquer sur l’organisation administrative des territoires d’outre-mer mais la variété des tâches à assumer engendrera une certaine autonomie de fonctionnement.

LES PRÉCURSEURS

Durant la première vague coloniale française (1534-1763), dite la "course aux épices", surtout orientée vers l’Amérique, le service médical à terre, en particulier dans les plantations des Caraïbes et au Québec, est assuré par les "chirurgiens, médecins et apothicaires du Roi". Seuls, les premiers sont très recherchés. "Pour un colon, la première chose à quoi il faut penser", écrit en 1742 le Père Labat, "est d’avoir un bon chirurgien". Tout ce personnel est civil. Des hôpitaux sont tenus par des ordres religieux.

En 1689, l’ordonnance du marquis de Seignelay (Colbert fils), secrétaire d’État à la marine, crée le "Service de santé de la marine".

Médecin Général Inspecteur GRALL

Durant la seconde vague coloniale, à partir de 1830, les colonnes militaires françaises comptent des "médecins majors" et des "aides-majors" qui soignent les troupes et, progressivement, les populations autochtones. Dans son "Nouveau voyage dans le pays des Nègres", Anne Raffenel, explorateur et officier français du commissariat de la marine royale écrit en 1846 : "la médecine est, dit-on, un excellent passeport pour l’Européen qui voyage en Afrique".

En 1875, la mission Savorgnan de Brazza sur l’Ogoué comprend le docteur Ballay. Un pharmacien de marine, V. Liotard, participe à la campagne du Soudan, sous les ordres de Galliéni en 1887. Plus tard, ayant la confiance de Brazza, il dirige et réussit deux missions de conquête pacifique dans le Haut-Oubangui (1891-1894) et aux confins soudano-égyptiens en 1897, un an avant Marchand. Aux côtés de Marchand, on trouve à Sikasso, au Mali, en 1891, le docteur Grall* et dans son expédition Congo-Nil, en 1897, le docteur Emily*. Chez les Anglais, David Livingstone (1813-1873), était explorateur et médecin.

Les médecins et pharmaciens de la marine participent à toutes les opérations de conquête ou de pacification, sur la côte mais aussi à l’intérieur des continents.

Comme beaucoup de leurs compagnons de batailles ou d’explorations, certains succombent à leur intrépidité, écrivent un long martyrologe médical. Des postes fixes sont créés aux points d’escale ou aux carrefours des pélerinages, à Zanzibar et à Djedda.

A partir du milieu de XIX° siècle, dans des hôpitaux de fortune, ces médecins de marine étudient et, sans en connaître les agents responsables, décrivent magistralement les fléaux tropicaux qui rendent inhospitaliers ces pays lointains : : c’est l’époque de Corre, Fontan, Leroy de Méricourt, Béranger-Féraud, Dutrouleau…

En 1890, le moment est venu de créer un service de santé des colonies, relevant non plus de la marine mais du ministère chargé des colonies. A la même époque, le doctorat en médecine devient obligatoire.

LA PÉRIODE DE COLONISATION

La tâche des médecins pendant toute la période de pacification est colossale et ingrate. Ces régions sont très insalubres : situées en zone tropicale, chaude et souvent très humide, leurs populations subissent l’atteinte de maladies endémiques et épidémiques redoutables. On y trouve, en pleine activité en cette fin du XIX° siècle, les fléaux "historiques" dont l’Europe s’est presque totalement débarrassée, comme la variole, la rage, le choléra, la lèpre, la peste. De surcroît, très répandues et particulièrement agressives pour celui qui ne les a jamais rencontrées et n’a donc développé aucune défense naturelle, la fièvre jaune, les tréponématoses, les dysenteries de toutes sortes et par dessus tout, la malaria ou paludisme. Ces maladies sont mal connues et les médicaments efficaces pas encore découverts.

Le risque sanitaire est partout. Le pire vient de l’eau, généralement rare et toujours suspecte. L’amibe s’y complaît, les larves de moustiques y abondent. "Il est peu d’hommes", écrit, au Sénégal, Boyé*, en 1880, "qui passent une année à Médine sans présenter cette teinte d’un jaune sale, terreux, de la face, cette couleur safranée de la sclérotique, cette pâleur des muqueuses, cette perte des forces et de l’appétit, ces troubles nerveux, cette altération du sang… qui sont les indices d’une constitution fortement épuisée".

Grall* établit que les pertes pendant la campagne du Tonkin (1883-1889) sont 14 fois plus importantes du fait des maladies (paludisme, choléra, amibiase) que du fait des combats. Ce sera pire à Madagascar en 1895 où plus de 25 % du corps expéditionnaire est décimé par le paludisme. La quinine est connue depuis 1820 mais son utilisation préventive n’est pas codifiée. Cependant, quelques médecins prennent des initiatives de quininisation quotidienne. Laffont*, en 1888, traverse le Soudan en quatre mois, en faisant absorber par chaque homme de la colonne 0,10 g de quinine par jour. Il enregistre un seul décès sur 250 soldats. Hélas, et ce sera souvent le cas, l’isolement, le poids des idées établies, empêchent la diffusion de son rapport.

Dès le début des conquêtes coloniales, les médecins et pharmaciens de marine accompagnent les troupes et soignent les militaires français ainsi que les supplétifs recrutés sur place et leurs familles. Très vite, les populations locales profitent de leur présence. A Madagascar une directive de Galliéni, dès 1899, jette les bases d’une assistance médicale gratuite en faveur de l’ensemble des populations. Il sera rapidement imité en Indochine (Grall* dès 1903) et en Afrique noire. Au début, seules les populations voisines des implantations militaires bénéficient de cette assistance ; la pénétration du pays n’est pas encore réalisée, les routes ne sont pas encore tracées.

Dans ses principaux ports, Saigon, Dakar, Grand Bassam… la marine construit des hôpitaux où sont également admis les civils européens mais aussi les autochtones.

LA CRÉATION D’UN CORPS DE SANTÉ

Les tentatives pour constituer un corps de médecins civils des colonies, comme cela avait été fait en Algérie, sont entreprises dès la fin du XIX° siècle. Elles se heurtent à l’indifférence et même à la défiance de la métropole. Clémenceau combat vigoureusement les idées d’expansion de Jules Ferry. L’opinion, obsédée par l’idée d’une revanche en Europe après la défaite de 1870, n’est pas faite à celle de conquêtes coloniales.

La proposition d’un statut civil est faite aux personnels du corps de santé de la marine dont la compétence vis-à-vis des problèmes médicaux d’outre-mer est reconnue. Elle est refusée, médecins et pharmaciens ne voulant pas abandonner leur statut d’officiers.

Finalement, sera créé en 1890 un "Corps de santé des colonies et pays de protectorat" avec une structure militaire, ayant à sa tête un médecin inspecteur de 1ère classe et, sous ses ordres, des médecins et des pharmaciens dont les grades sont ceux de l’armée. Ils seront formés par l’École de santé navale qui, la même année, ouvre ses portes à Bordeaux.

On offre aux médecins de marine en activité le choix entre leur corps d’origine et ce nouveau corps. D’autres sont recrutés directement. C’est le cas de Yersin* en 1891.

Ce Corps de santé est placé sous l’autorité du ministre chargé des colonies lequel est tantôt celui de la Marine, tantôt celui du Commerce et de l’Industrie jusqu’à la création d’un ministère des Colonies en 1894.

Porte d’honneur de l’École de Santé Navale et Coloniale au début du XXème siècle (col. Studios Puytorac Bordeaux).

L’ambiguïté du statut ne saurait échapper : voilà des militaires qui ont des fonctions exclusivement tournées vers les civils, qui sont loin des corps de troupe et pour lesquels le terme de "hors-cadre" vient d’être créé ; ils ne dépendent d’aucun État-major !

Le Conseil d’État, en 1897, envisage même de dénier le droit au statut d’officier à ces "militaires-civils". Cette proposition sera abandonnée sous la pression des intéressés et la crise résolue en 1903, trois ans après, avec la création des troupes coloniales qui les intègrent. Ces dernières sont issues des troupes de marine.

A partir de ce moment, le Corps de santé colonial sera réparti très inégalement entre des affectations dites "dans les cadres" auprès des unités des troupes coloniales pour une faible part (10 à 20 %) et une forte majorité d’affectations dites "hors-cadres" destinées à dispenser des soins aux populations civiles, autochtones ou non, des colonies.

Cependant, en période de conflit (en 1870, Bazeilles donne ses lettres de noblesse à la "division bleue" des troupes de marine, 1914-1918, 1939-1945, Indochine, Algérie) cette répartition est bouleversée.

Garante de la quadruple identité de motivation, de formation, de direction et de conception du service pour tous ses membres, la structure militaire a produit un remarquable "esprit de corps". La discipline et la complémentarité, la solidarité et l’amitié qui en résultaient ont permis, en maintes circonstances, de mieux surmonter les problèmes que posait l’éloignement tout en assurant un meilleur rendement des actions. A l’inverse, certains observateurs déploraient le corporatisme du Corps de santé colonial peu ouvert aux apports extérieurs.

LA CONQUÊTE PACIFIQUE

Dispersées dans le territoire et réparties selon les besoins des troupes, des "ambulances-infirmeries coloniales" se multiplient. Leur dénomination indique bien qu’il s’agit de formations de soins et d’hospitalisation mobiles car dotés de moyens de transport pour amener ou évacuer les patients. Elles reçoivent aussi les populations civiles qui y sont soignées gratuitement.

Infirmerie-ambulance au Sénégal et au Cameroun

Les soins donnés sont d’abord ambulatoires puis les notables locaux, les chefs coutumiers, sensibles aux résultats obtenus et à l’efficacité des vaccinations, font construire quelques cases autour du poste médical et un système d’hospitalisation naît.

Dans le même temps, le médecin forme des aides autochtones et leur enseigne des gestes essentiels. Cet embryon de formation sera rapidement institutionnalisé par la création d’écoles de médecine, d’écoles d’infirmiers et de sages femmes.

En quelques dizaines d’années, le système de santé a évolué. Il pénètre l’intérieur du territoire. Des médecins en postes isolés dits médecins de "brousse", aidés par les auxiliaires autochtones, se consacrent exclusivement à l’assistance médicale indigène (dite A.M.I.) au service des populations autochtones. Le succès est prodigieux. Pour la seule Afrique occidentale, de quelques milliers de consultations annuelles en 1905, les chiffres passent à 300 000 en 1920 et à 10 000 000 en 1935. Dans ce même territoire, la dizaine d’ambulances-infirmeries de 1905 se transforme en 852 centres de soins en 1949.

Médecin Général Inspecteur LASNET

A partir de 1925, sous l’impulsion de Lasnet*, le schéma général de l’organisation du système de santé repose, quel que soit le territoire, sur un quadrillage de formations de santé calqué sur le découpage administratif du territoire, fait de cercles et de subdivisions, selon la terminologie africaine, de provinces en Indochine...

Le point central est l’hôpital de la capitale de la colonie avec ses divers services, sa maternité, sa polyclinique… On trouve le même type de formation, plus modeste, dans les chefs-lieux de cercle, avec un médecin européen comme médecin-chef et un ou deux médecins-auxiliaires autochtones. Dans les subdivisions, des formations fixes sont confiées à des infirmiers : infirmeries, dispensaires, postes médicaux... Ce réseau est plus ou moins serré suivant la densité de la population et les moyens de communication. A partir des deux derniers niveaux, des tournées régulières du médecin ou de l’infirmier sont organisées les jours de marché ou pour tout autre motif de rassemblement.

Mais, cette médecine individuelle, bien que très appréciée des populations malgré des moyens thérapeutiques limités par les contraintes financières, n’est pas assez efficace dans la lutte à mener contre les grandes endémies tropicales et ce sera la tâche du Service de lutte contre les grandes endémies.

A partir de 1930, le nombre des auxiliaires formés sur place dépasse le nombre des médecins et des pharmaciens des troupes coloniales, aussi bien en Afrique qu’en Indochine ou à Madagascar. Des responsabilités de plus en plus importantes leur sont confiées.

Pour les médecins et pharmaciens comme pour tous les fonctionnaires d’outre-mer, les séjours coloniaux ont une durée variable, entre 2 et 3 ans, en fonction du climat. A partir de 1945, elle est de trente mois à l’issue desquels un congé de quatre mois est accordé. Un séjour dans la métropole lui succède, de durée variable mais n’excédant pas une année. Ce temps, généralement destiné à une affectation dans un corps des troupes coloniales stationné en France peut être mis à profit pour acquérir une spécialisation médicale ou présenter les concours hospitaliers ou d’enseignement du Corps de santé colonial.

L’ORGANISATION

L’empire colonial français au début du siècle a une superficie d’environ 10 millions de km2 et une population de 30 millions d’habitants. L’organisation administrative et aussi médicale va évoluer pendant la période de colonisation, d’autant plus qu’au début des années 1960, cette population sera passée à 80 millions d’habitants.

De 1903 à 1939, le service de santé de chaque colonie ou groupe de colonies dépend de l’autorité administrative du territoire correspondant (gouverneur ou gouverneur-général). Le directeur du service de santé décide des affectations des nouveaux arrivants, de l’organisation des services médicaux, de la création de centres hospitaliers, des centres de soins municipaux ou spéciaux, des services d’hygiène...

Au sommet de chaque fédération, un directeur fédéral de la santé, généralement un médecin général-inspecteur, assure une coordination et une harmonisation des actions sanitaires qui ne sont pas toujours adoptées par les gouverneurs-généraux. En effet, la santé des populations ne constituait pas forcément une préoccupation première de l’administration centrale, qui avait tendance à privilégier des investissements plus immédiats.

UNE CERTAINE AUTONOMIE

Le ministère des Colonies prend conscience de ces difficultés et, en 1939, crée la direction du service de santé colonial, autonome dans ce ministère et disposant de son propre budget. Il s’agit d’un véritable "ministère de la Santé aux colonies". Les programmes sanitaires des différentes colonies pourront être coordonnés et harmonisés.

Cependant, la tenue des dossiers et l’avancement des personnels militaires restent assurés par la direction des troupes coloniales du ministère de la Guerre.

Les professeurs de l’école de Tananarive (1901)

Outre-mer, un service général autonome de la maladie du sommeil en AOF et au Togo est créé, cette même année, qui va permettre une action spécifique vigoureuse et surtout coordonnée contre ce fléau qui ravageait ces territoires.

C’est la méthode de Jamot* : "la prévention n’est efficace que si l’équipe médicale va au devant des populations", en mettant en place des équipes d’hygiène mobile et de prophylaxie qui vont parcourir les territoires, vacciner, dépister, traiter et prévenir les grands fléaux que sont la trypanosomiase, la lèpre, l’onchocercose.
La variole disparaît de Madagascar, elle est jugulée dans les autres territoires, la progression de la trypanosomiase est stoppée, le programme élargi de vaccinations est mis en place…

Dès lors, les mesures sanitaires peuvent être prises à l’échelle des ensembles géographiques et non plus des unités administratives. Désormais, une campagne de vaccinations ignore les frontières entre colonies ou subdivisions et peut être réalisée de Dakar à Fort Lamy, ce qui lui donne une efficacité réelle.

La recherche n’est pas oubliée. Dès 1903, un accord est passé avec l’institut Pasteur à Paris qui assure la formation des microbiologistes du Corps de santé colonial. Il s’en suit l’ouverture de laboratoires et d’instituts Pasteur outre-mer.

Le service de santé colonial a aussi créé ses propres instituts de recherche appliquée :

 à Bobo-Dioulasso, le centre Muraz, spécialisé jusqu’en 1945 dans la trypanosomiase,

 à Bamako, l’institut Marchoux, grand centre de traitement des lépreux et d’étude de la lèpre où sont réalisés les essais thérapeutiques, où est mise au point la chirurgie de la lèpre,

 à Bamako aussi l’Institut du trachome qui couvre l’ensemble des problèmes de l’ophtalmologie tropicale,

 à Dakar, un organisme de recherches sur l’alimentation et la nutrition africaines (ORANA) qui étudie la composition des aliments, les mécanismes des malnutritions et proposera des campagnes de supplémentation en sel iodé dans les zones d’endémie goitreuse, en protéines…

Dans l’après-guerre, les bouleversements politiques et sociologiques vont réduire l’empire colonial ; les colonies, dans les premières années de la décennie de 1960, deviennent des États indépendants et se dotent d’un service de santé national.

La transition se fait en douceur. Les personnels des troupes coloniales "hors cadres" relèvent du ministère de la Coopération pendant encore une vingtaine d’années. Ils seront progressivement remplacés par les anciens médecins-auxiliaires et médecins africains qui ont complété leur formation de docteurs en médecine en France et par les jeunes médecins nationaux formés dans les nouvelles facultés de médecine nationales. Dès 1962, la direction du service de santé des troupes (devenues) de marine est rattachée à la direction centrale du service de santé des armées qui regroupe déjà, depuis 1946, les services de santé de l’armée de terre , de l’armée de l’air et de la marine.

Une fusion totale est réalisée en Juillet 1968.

Pour en savoir plus :

 Pluchon P. : Histoire des Médecins et Pharmaciens de Marine et des Colonies. 1 vol. 430 p. Editions Privat, Toulouse 1985.
 Lapeyssonnie L. : La médecin coloniale. Mythes et réalités. Coll médecine et histoire.1 vol. 310 p. Editions Seghers, Paris, 1988.